Parade
Arles
A l’ère du web 3.0, des intelligences artificielles génératives et des algorithmes d’analyse des big data,
nos espaces numériques deviennent de plus en plus flous et fragmentés.
Toutes ces technologies en « boîte noire » nous éloignent de leur usage émancipateur,
et la production instantanée et multiple de nouvelles représentations altèrent constamment nos modalités d’accès au réel.
De plus, les médias et réseaux sociaux continuent de s’inscrire dans une dimension spectaculaire,
un artifice déjà sublimé par notre société depuis des dizaines d’années,
et mis en exergue par Guy Debord dans La Société du Spectacle en 1967.
Si nous fétichisions les marchandises alors, le fétichisme se situe aujourd’hui ailleurs.
En effet, nous nous retrouvons aujourd’hui dans une société d’exposition (Harcourt, 2020),
où nous donnons nos images et où nos représentations se retrouvent biaisées par la marchandisation de nos vies en ligne.
Un nouveau régime de vérité numérique s’installe, une post-vérité, où chacun·e se crée la sienne,
et où la réalité devient un point de vue, une croyance.
Supervisions s’attarde à soulever le voile de nos propres partialités et des visions machiniques
qui nous entourent au quotidien. Entre tirages photographiques et installations vidéo,
l’exposition croise témoignages sur nos vies en ligne, remise en question du pouvoir des algorithmes et des médias,
et tente de mettre en avant la fragilité de nos liens à la réalité.
Une exposition imaginée par halone pour Octobre Numérique - Faire Monde, en partenariat avec Parade.